Origène. Ombre, image et réalité

Ce verset du psaume : « Bien que l’homme marche dans l’image » (Ps 38, 7), me semble contenir un mystère. La vie de ce monde, et ce qu’on y fait, sont en quelque sorte des préfigurations et une image, tandis que la vie future n’est pas imaginaire, mais vraie.

Paul VI. Déjà vivants !

La Résurrection du Christ est une réalité, et quelle réalité ! Notre doctrine : biblique, historique, théologique, liturgique, spirituelle, vous le savez, n’admet aucun doute touchant cet événement : Jésus-Christ est revenu réellement à la vie par une force divine.

Paul VI. Message aux artistes

A vous tous, maintenant, artistes, qui êtes épris de la beauté et qui travaillez pour elle: poètes et gens de lettres, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, hommes du théâtre et cinéastes … A vous tous l’Église du Concile dit par notre voix : si vous êtes les amis de l’art véritable, vous êtes nos amis !

Louis Pernot. « Sur la terre comme au ciel »

Dans la langue originale, le Ciel est mentionné avant la Terre. Ainsi avons nous trois demandes célestes, puis la formule : « Comme au Ciel ainsi la Terre », et on passe aux demandes terrestres. Ces cinq mots en grec sont le pivot qui fait basculer du ciel à la terre et résument tout le prière, et en représentent tout l’enjeu.

Marc Pernot. Dire « oui, oui, non, non »

Dieu est créateur dans ce monde par sa parole. « Dieu dit (du verbe hébreu ‘amar) que la lumière soit et la lumière fut. » (Gn 1) Cette parole de Dieu est puissante, sans délai, sans écart entre ce qu’il dit et ce qui existe alors. Dans un sens, il y a de l’efficacité dans cette Parole de Dieu.

Servais Pinckaers. Le pardon

Souvent nous imaginons le pardon à la manière d’un simple effacement des offenses, un peu comme on essuie un tableau; on passe l’éponge et les offenses disparaissent. En ce cas, avec les fautes, s’en iraient les exigences de la justice.

Karl Rahner. Comme un volcan

Si le Christ est ressuscité, ce n’est pas pour quitter une bonne fois, et à jamais notre terre, ou pour renaître, à travers les douleurs de la mort, à la vie et à la lumière de Dieu, en laissant derrière lui, dans un vide désolé et sans espoir, le sombre sein de la terre. Non, il est ressuscité dans son corps.

Joseph Ratzinger. Dimension cosmique du dimanche

Pour le chrétien, le dimanche constitue la véritable mesure du temps, la mesure de sa vie. Il n’est pas fixé par une convention arbitraire, susceptible d’être échangée contre une autre. Il renferme en une synthèse unique la mémoire de l’histoire, le souvenir de la Création et la théologie de l’espérance.

Daphné Reymond. Le huitième jour

Le huitième jour, c’est le jour au-delà des sept jours, et dans notre symbolique biblique occidentale marquée par les textes bibliques, c’est le jour au-delà des sept jours de la création en lien avec le récit de la Genèse. Ce jour peut être compris de deux manières : soit le début de l’histoire humaine, Soit l’entrée dans l’après-création, c’est-à-dire dans un monde renouvelé.

Édith Stein. Prière de l’Église

Il n’est pas question de concevoir la prière intérieure, libre de toutes formes traditionnelles, comme la piété « subjective », et de l’opposer à la liturgie qui serait la prière « objective » de l’Église. Toute prière véritable est prière de l’Église.

Pierre Teilhard de Chardin. Adorer

Le milieu divin prend pour nous le parfum et les traits définis que nous désirions. Nous y reconnaissons une omniprésence qui agit sur nous en nous assimilant à soi, dans l’unité du Corps du Christ. Par suite de l’Incarnation, l’immensité divine s’est transformée pour nous en omniprésence de christification.

Jean-Pierre Torrell. Théologie et beauté

Depuis les origines il y a eu dans l’Église suspicion à l’égard de l’intelligence de la part de certains courants. « Qu’y a-t-il de commun entre Athènes et Jérusalem ? demandait déjà Tertullien. Qu’y a-t-il de commun entre la sagesse de ce monde et la folie de la Croix ? »

Vatican II. Un respect sincère

Depuis les temps les plus reculés jusqu’à aujourd’hui, on trouve dans les différents peuples une certaine sensibilité à cette force cachée qui est présente au cours des choses et aux événements de la vie humaine, parfois même une reconnaissance de la Divinité suprême.

Vertus théologales

Vertus, du latin virtus : force, courage. Ferme disposition à faire le bien ou à éviter ce qui est mal. C’est à la fois une grande qualité morale et une force surnaturelle divine. L’Église distingue trois vertus théologales, ayant Dieu pour objet : la foi (pistis), l’espérance (elpis) et la charité (agapè).

Vertus cardinales

L’Église distingue quatre vertus cardinales fondamentales (du latin cardines, gonds) : la prudence, la justice, la force et la tempérance, qui sont comme des «pivots» sur lesquels repose la vie morale.

Elias Zoghby. Unité et amour des croyants

Réduire l’unité des chrétiens à une entente entre les chefs des Églises c’est réduire le mystère de la Rédemption que le Christ – sur le point d’aller à sa Passion – a résumé, dans sa prière pour l’unité.
Tous et chacun, tant les hiérarques que les fidèles, réaliseront l’unité par leur union avec le Christ. C’est à travers l’Église du ciel qu’il faut regarder celle de la terre.

L’inconnaissance

Lorsque tu veux te recueillir en solitude pour la prière, laisse de côté tous ce que tu faisais ou que tu avais l’intention de faire. Ne cherche pas à prier avec des mots, à moins de t’y sentir porté.

Le lévirat dans la Bible

Étymologiquement, en latin, le terme lévirat est dérivé du mot levir (proto indo-européen dayh₂wḗr), qui signifie « frère du mari ». Ainsi, le lévirat est un type particulier de mariage où le frère d’un défunt épouse la veuve de son frère, afin de poursuivre la lignée de son frère.

Une Loi, Deux Tables, Dix Paroles

Tout le monde connaît les dix commandements. Le peuple juif préfère les appeler les Dix Paroles, justement parce que la première de ces paroles n’est pas un commandement, mais un acte de mémoire : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ait fait sortir du pays d’Égypte. »

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