François Couperin (1668-1733), Salvum me fac (Ps 68)
Les Demoiselles de Saint-Cyr, dir. Emmanuel Mandrin

Roi David, XIIIe s
Émail de Limoges
Psaume de ce dimanche
Ps 68
2 Salvum me fac, Deus,
quoniam intraverunt aquae usque
ad animam meam.
3 Infixus sum in limo profundi
et non est substantia.
Veni in altitudinem maris,
et tempestas demersit me.
4 Laboravi clamans,
raucae factae sunt fauces meae ;
defecerunt oculi mei,
dum spero in Deum meum.
5 Multiplicati sunt
super capillos capitis mei
qui oderunt me gratis.
Confortati sunt
qui persecuti sunt me inimici mei injuste ;
quae non rapui, tunc exsolvebam.
6 Deus, tu scis insipientiam meam ;
et delicta mea a te non sunt abscondita.
7 Non erubescant in me
qui exspectant te, Domine,
Domine virtutum.
2 Sauve-moi, mon Dieu :
les eaux montent
jusqu’à ma gorge !
3 J’enfonce dans la vase du gouffre,
rien qui me retienne ;
je descends dans l’abîme des eaux,
le flot m’engloutit.
4 Je m’épuise à crier,
ma gorge brûle.
Mes yeux se sont usés
d’attendre mon Dieu.
5 Plus abondants
que les cheveux de ma tête,
ceux qui m’en veulent sans raison.
Ils sont nombreux,
mes détracteurs, à me haïr injustement.
Moi qui n’ai rien volé, que devrai-je rendre ?
6 Dieu, tu connais ma folie,
mes fautes sont à nu devant toi.
7 Qu’ils n’aient pas honte pour moi,
ceux qui t’espèrent,
Seigneur, Dieu de l’univers.
