Félix Mendelssohn (1809-1847), Ave Maria
La Chapelle Royale et le Collegium Vocale de Gand, l’Ensemble orchestral de Paris, dir. Philippe Herreweghe

Atelier de Gérard David, Bruges (~1500)
La lignée de sainte Anne
Musée des Beaux-Arts, Lyon 🔍
Le triple mariage de sainte Anne et sa triple descendance.
- Du mariage avec Joachim ( au dessus du trône) sont nés la Vierge et Jésus. Elle est entourée par deux donateurs en prière et Aaron, et David.

A notre gauche,
du mariage avec Cléophas est née Marie Cléophas, mariée avec Alphée.
Au dessous d’eux leurs enfants :
Jacques Le Mineur,
Joseph le Juste,
Simon (la scie),
Jude Thadée (l’épée).

A notre droite,
du mariage avec Salomé est née Marie Salomé, mariée à Zébédée.
Leurs enfants :
Jacques le Majeur (le pèlerin),
saint Jean l’Évangéliste (tenant le calice).
La lignée de sainte Anne d’après Jacques de Voragine (1228-1298), La Légende dorée, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2004, La Nativité de la sainte Vierge Marie, p. 730 et 1372 (Notes):
« Anne conçut, dit-on, trois filles nommées Marie,
Dont les pères furent
Joachim, Cléophas et Salomé,
Les époux Joseph, Alphée et Zébédée.
La première enfanta le Christ,
la deuxième Jacques le Mineur,
Joseph le Juste, Jude et Simon
La troisième Jacques le Majeur
et Jean l’ailé. »
« Anna solet dici tres concepisse Marias,
quas genuere viri
Joachim, Cleophas, Salomeque.
Has duxere viri Joseph, Alpheus, Zebedeus.
Prima parit Christum,
Jacobum secunda minorem,
et Joseph justum peperit cum Simone Judam,
tertia majorem Jacobum
volucremque Johannem. »
La commande de cette œuvre doit émaner des deux donateurs agenouillés de part et d’autre du trône de sainte Anne, ces places étant d’ordinaire occupées par les prophètes Isaïe ou Jérémie et par le roi David.
Ce tableau combine de manière originale la représentation de « sainte Anne trinitaire », qui consiste en la réunion de sainte Anne avec sa fille, la Vierge, soutenant elle-même l’Enfant Jésus, et de la parenté de sainte Anne, qui a pour modèle celle de l’arbre de Jessé. Les trois époux et les trois filles d’Anne, toutes trois prénommées Marie, ainsi que leurs conjoints et leurs sept enfants, apparaissent à mi-corps dans les corolles portés par les rinceaux de cet arbre généalogique dominé par Dieu le Père. L’identification des différents membres de cette parenté a été rendue possible par une gravure, dans laquelle les noms des différentes figures sont consignés. Il est difficile de déterminer si ce tableau s’inspire de cette gravure ou si ces deux œuvres procèdent d’un même modèle inconnu.
Certains historiens de l’art ont reconnu dans le personnage à gauche du trône un autoportrait du peintre brugeois, que l’on considère comme un portraitiste de grand talent, mais il pourrait également s’agir de l’autoportrait d’un membre de son atelier, qui serait dans ce cas l’auteur du panneau.
© Musée des Beaux-Arts, Lyon
Lc 1, 28
Ave Maria, gratia plena,
Dominus tecum,
benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui Jesus.
Sancta Maria mater Dei,
ora pro nobis peccatoribus,
nunc, et in hora mortis nostrae.
Amen.
Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce,
le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de ton sein, est béni.
Sainte-Marie, Mère de Dieu,
prie pour nous, pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
