Pierluigi da Palestrina (1525-1594), Vergine pura, madrigaux spirituels à cinq voix sur un texte de Pétrarque (1304-1374)
Ensemble vocal Officium, dir. Wilfried Rombach

Filippo Lippi (1406-1469)
Vierge à l’Enfant, détail (1465)
Galerie des Offices, Florence
Le samedi est traditionnellement dédié à la Vierge Marie dans l’Église catholique en raison de sa fidélité et de son rôle de préparation à la résurrection de son fils, Jésus, le dimanche. Cette dévotion remonte au moine Alcuin au VIIIe siècle.
Vergine pura, d’ogni part’ intera,
del tuo parto gentil Figluola e madre,
ch’allumi questa vita e l’altra adorni ;
per te il tuo Figlio e quel del sommo Padre,
o fenestra del ciel lucente, altera,
venne a salvarne in sugli estremi giorni ;
e fra tutt’i terreni altri soggiorni
sola tu fosti eletta,
Vergine benedetta,
che ‘l pianto d’Eva in allegrezza torni.
Fammi, ché puoi, della sua grazia degno,
senza fine o beata,
giá coronata nel superno regno.
Pétrarque (1304-1374)
Canzone CCCLXVI, dédiée à la Vierge Marie
Vierge pure, en tout parfaite,
de ton noble fruit fille et mère,
toi qui illumines cette vie et embellis l’autre ;
c’est par toi que ton fils et celui du Père,
ô brillante et sublime fenêtre du ciel,
vint pour nous sauver aux jours suprêmes ;
et qui, parmi tous les autres terrestres séjours,
a été seule élue,
vierge bénie,
pour changer en allégresse les pleurs d’Eve.
Fais-moi, tu le peux, digne de sa grâce,
ô toi éternellement bienheureuse,
et qui fus couronnée dans le royaume céleste.
Traduction, Francisque Reynard (1835 - ~1880)
