Jehan Alain, Jardin suspendu
Marie-Claire Alain, orgue de la Basilique St-Christophe, Belfort

Marc Chagall (1887-1985)
La vocation d’Ézéchiel (1956) 1
North Carolina Museum of Art, Raleigh (États-Unis)
Ez 2, 9-10 et 3, 1-3
2, 9 Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau.
10 Elle le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, rempli de lamentations, plaintes et clameurs.
3, 1 Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »
2 J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau
3 et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.
La dernière planche d’Ézéchiel dans la Bible réalisée par Marc Chagall, montre le Seigneur donnant à Ézéchiel un rouleau de parchemin à manger. Chagall offre dans cette image une construction plastique des plus singulières.
Il s’agit d’une vue aérienne de la scène décrite dans les Écritures. La tête du prophète est relevée complètement vers le haut. Toute son attention est concentrée sur l’immense rouleau qui occupe le centre de l’image. Ses deux bras son étendus vers le parchemin démontrant toute sa réceptivité. Dieu est pour sa part relogé dans le coin inférieur droit de la planche. Nous apercevons seulement sa main sortant d’un sombre nuage. Ses doigts semblent incrustés dans le parchemin. Chagall évoque la présence de Dieu en ne dessinant que sa main seulement dans deux gravures, en l’occurrence celle-ci et celle où Moïse reçoit de Dieu les Tables de la Loi, la représentation de la main divine offrant le rouleau à Ézéchiel découle directement du texte biblique : « Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau. » (Ez 2, 9)

Marc Chagall (1887-1985)
Moïse recevant les Tables de la Loi (1960-1966)
Musée Marc Chagall, Nice
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1 Illustration de la Bible réalisée par Marc Chagall et commandée par Ambroise Vollard en 1931. Soixante-six eaux-fortes ont été tirées dans les ateliers de Maurice Potin avec sa collaboration, de 1931 à 1939. Trente-neuf autres ont été reprises et terminées dans ces mêmes ateliers avec la collaboration de Raymond Hassen, de 1952 à 1956.
