Jérôme Bosch. Le Jardin des délices

Olivier Messiaen, Le Dieu caché, Jennifer Bate, orgue, Église de la Sainte-Trinité à Paris

Jérôme Bosch (~1450-1516)
Le Jardin des délices (1494-1505), volets ouverts
Musée du Prado, Madrid

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La différence entre les œuvres de Jérôme Bosch et celles des autres consiste en ce que les autres cherchent à peindre les hommes tels qu’ils apparaissent vus du dehors, tandis que lui a les peindre tels qu’ils sont dedans, à l’intérieur… (…) Les tableaux de Bosch ne sont pas absurdes. Ce sont plutôt des livres d’une grande prudence et artifice, et si absurdes sont les nôtres, les siens ne le sont point, et, pour le dire une bonne fois pour toute, il s´agit d´une satire peinte des péchés et de la folie des hommes.
José de Sigüenza (1544-1606), prêtre, théologien, historien et poète espagnol

L’œuvre serait à lire de façon chronologique : les panneaux extérieurs présenteraient la création du monde. Le panneau de gauche décrirait l’union conduite par Dieu prenant la forme du Christ d’Adam et Ève, dans le Paradis. Le panneau central représenterait une humanité pécheresse avant le Déluge. Le panneau de droite offrirait la vision de l’Enfer où les pécheurs subissent les affres de la torture.

Jérôme Bosch (~1450-1516)
Le Jardin des délices (1494-1505), volets fermés
Musée du Prado, Madrid

Les volets fermés sont peints en grisaille (nuances de gris). L’arrière-plan est fait d’un gris anthracite presque uniforme composé d’un très léger camaïeu sur la diagonale descendante, allant d’une très faible clarté dans le coin supérieur gauche où se trouve Dieu à un gris anthracite tirant au noir dans le coin inférieur droit.