Chartres. La glo­ri­fi­ca­tion de Marie

Ave maris stel­la, gré­go­rien, Les Ambrosiniens 

L’âme de Marie accueillie au ciel
> Cathé­drale de Chartres, Por­tail nord, XIIIe s. 

Jésus vient recueillir l’âme de sa Mère
Le Christ, entou­ré de deux anges, vient recueillir l’âme de Marie pour l’emmener au ciel. L’âme est repré­sen­tée, comme de cou­tume, sous la forme d’un petit enfant, la mort étant une re-naissance. 


Dor­mi­tion de Marie
Cathé­drale de Chartres Por­tail nord, XIIIe s. 

La mort de Marie
La Vierge est éten­due sur son lit de mort, entou­rée des douze apôtres qui, selon la tra­di­tion, auraient été mira­cu­leu­se­ment trans­por­tés à son che­vet. Jean se penche sur le corps de Marie, alors que l’on croit recon­naître saint Paul au pied du lit (dans l’i­co­no­gra­phie, saint Paul est géné­ra­le­ment recon­nais­sable à sa calvitie). 


Ave maris stel­la,
Dei mater alma
atque sem­per vir­go
felix cae­li porta.

Sumens illud ave
Gabrie­lis ore
fun­da nos in pace
mutans Evae nomen.

Solve vin­cla reis
pro­fer lumen cae­cis
mala nos­tra pelle
bona cunc­ta posce.

Mons­tra te esse matrem
sumat per te preces
qui pro nobis natus
tulit esse tuus.

Vir­go sin­gu­la­ris
inter omnes mitis
nos culpis solu­tos
mites fac et castos.

Vitam praes­ta puram
iter para tutum
ut videntes Jesum
sem­per collaetemur.

Sit laus Deo Patri
sum­mo Chris­to decus
Spi­ri­tui sanc­to
Tri­bus honor unus.
Amen.

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Salut, étoile de la mer,
mère nour­ri­cière du Fils de Dieu
et tou­jours vierge,
bien­heu­reuse porte du ciel.

En rece­vant cet ave
de la bouche de Gabriel
et en chan­geant le nom d’Ève
éta­blis-nous dans la paix.

Enlève leurs liens aux cou­pables.
Donne la lumière aux aveugles.
Chasse nos maux.
Nour­ris-nous de tous les biens.

Montre-toi notre mère.
Qu’il accueille par toi nos prières,
Celui qui, né pour nous,
vou­lut être ton fils.

Vierge sans égale,
douce entre tous,
quand nous serons libé­rés de nos fautes
rends-nous doux et disponibles.

Accorde-nous une vie inno­cente.
Rends sûr notre che­min
pour que, voyant Jésus,
nous nous réjouis­sions éternellement.

Louange à Dieu le Père,
gloire au Christ Roi
et à l’Esprit saint,
à la Tri­ni­té entière un seul hom­mage.
Amen.