Le sens de la célébration de Kippour
Claude Riveline, professeur à l’École des Mines, © France Culture

> Dan Levy, visite des Tunnels du Kotel
empruntés par le Cohen Hagadol (le Grand Prêtre) le jour de Kippour,
débouchant devant la porte d’entrée s’ouvrant sur le Kodech ha Kodachim (le Saint des Saints)
21 septembre 2026
Le 10 Tishri, depuis le soir précédent jusqu’au soir, tous les Juifs sont convoqués devant Dieu pour faire leur examen de conscience, et demander au Créateur le pardon pour les fautes commises volontairement ou non.
La Tora prescrit de jeûner toute la journée et de se repentir pour obtenir le pardon. La journée est passée en prières à la synagogue, où l’on s’abstient de tout confort matériel pour se présenter dans l’humilité devant Dieu.
Au temps du Temple, après tout un cérémoniel, le Grand Prêtre (cohen gadol) pénétrait pour la seule fois de l’année dans le Saint des Saints, la salle au cœur du Temple où résidait la Présence Divine, et obtenait le pardon pour tout le peuple.
Yom Kippour est souvent vue comme la fête la plus importante du calendrier juif. Pourtant, dans la tradition juive, le Jugement des êtres se fait lors de Rosh Hashana, et le verdict divin est prononcé lors de Hoshaana Raba.
Le jour du Pardon a été concédé par Dieu au peuple d’Israël suite à l’épisode idolâtre du veau d’or dans le désert du Sinaï, pour qu’ils puissent se racheter. Aujourd’hui, il ne faut pas considérer le Yom Kippour comme une occasion de laver de ses fautes avec légèreté, mais comme le moment d’un vrai et sincère retour (téshouva).
