▷ יום כיפור, Yom Kip­pour, Le Grand Pardon

Le sens de la cé­lé­bra­tion de Kip­pour
Claude Ri­ve­line, pro­fes­seur à l’École des Mines, © France Culture

> Dan Le­vy, vi­site des Tun­nels du Ko­tel
em­prun­tés par le Co­hen Ha­ga­dol (le Grand Prêtre) le jour de Kip­pour,
dé­bou­chant de­vant la porte d’entrée s’ou­vrant sur le Ko­dech ha Ko­da­chim (le Saint des Saints)

21 sep­tembre 2026

Le 10 Tish­ri, de­puis le soir pré­cé­dent jus­qu’au soir, tous les Juifs sont convo­qués de­vant Dieu pour faire leur exa­men de conscience, et de­man­der au Créa­teur le par­don pour les fautes com­mises vo­lon­tai­re­ment ou non.

La To­ra pres­crit de jeû­ner toute la jour­née et de se re­pen­tir pour ob­te­nir le par­don. La jour­née est pas­sée en prières à la sy­na­gogue, où l’on s’abs­tient de tout confort ma­té­riel pour se pré­sen­ter dans l’­hu­mi­li­té de­vant Dieu.

Au temps du Temple, après tout un cé­ré­mo­niel, le Grand Prêtre (co­hen ga­dol) pé­né­trait pour la seule fois de l’an­née dans le Saint des Saints, la salle au cœur du Temple où ré­si­dait la Pré­sence Di­vine, et ob­te­nait le par­don pour tout le peuple.

Yom Kip­pour est sou­vent vue comme la fête la plus im­por­tante du ca­len­drier juif. Pour­tant, dans la tra­di­tion juive, le Ju­ge­ment des êtres se fait lors de Rosh Ha­sha­na, et le ver­dict di­vin est pro­non­cé lors de Ho­shaa­na Raba.

Le jour du Par­don a été concé­dé par Dieu au peuple d’Is­raël suite à l’é­pi­sode ido­lâtre du veau d’or dans le dé­sert du Si­naï, pour qu’ils puissent se ra­che­ter. Au­jourd’­hui, il ne faut pas consi­dé­rer le Yom Kip­pour comme une oc­ca­sion de la­ver de ses fautes avec lé­gè­re­té, mais comme le mo­ment d’un vrai et sin­cère re­tour (té­shou­va).