
Notre guide, notre premier de cordée, nous invite au repos.
Le travail est de plus en plus technique,
les engagements de plus en plus prenants,
nos agendas de plus en plus chargés,
notre idéal de plus en plus pressant :
il vaudrait mieux, il faudrait, il faudra bien.
Se re-poser devant soi-même.
Que deviens-tu ? Que veux-tu ?
Que peux-tu ? Que décides-tu ?
Se re-poser devant la nature.
Par elle, tu nous dis tant de choses
sur la vie et les saisons,
sur la sève et les floraisons,
sur le soleil et les mûrissements,
sur le temps des labours
et le temps des moissons.
Nous re-poser devant les autres.
Où en sont nos relations,
nos échanges,
notre joie d’être ensemble ?
Nous re-poser devant toi, le guide,
le premier de cordée,
le premier des ressuscités.
Merci pour ce repos qui est consolation.
Il renouvelle notre espérance.
Nous t’écoutons nous redire :
« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme
qui jette le grain dans son champs :
nuit et jour qu’il dorme ou qui il se lève,
la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le grain le permet
nous y mettons la faucille,
car c’est le temps de la moisson. »
Dieu créateur,
sois loué pour ce temps de repos.
Aide-nous à mieux servir ton œuvre de création.
Marcel Perrier
