P. Bon­nard. Pe­tit-dé­jeu­ner sous la ton­nelle (1908)

Claude De­bus­sy (1862-1918), Rê­ve­rie
Fran­çois-Joël Thiol­lier, pianiste

Pierre Bon­nard (1867-1947)
Pe­tit-dé­jeu­ner sous la ton­nelle (1908)
Col­lec­tion privée

Une na­ture morte as­sez clas­sique (ca­fe­tière, théière, tasses, verre, ser­viette et rond de ser­viette, nappe) dans la lu­mière d’un pe­tit ma­tin d’été.

Pierre Bon­nard est connu pour ses pein­tures de per­son­nages, ses nus, ses por­traits, ses pay­sages ani­més, ses in­té­rieurs et ses na­tures mortes de fleurs et fruits. Bon­nard est un ar­tiste post-im­pres­sion­niste, membre du groupe des Na­bis, par les­quels il fut sur­nom­mé le Na­bi ja­po­nard. En ré­ac­tion à l’im­pres­sion­nisme, les na­bis veulent li­bé­rer leur pein­ture des exi­gences du réa­lisme : « En­semble, nous avons mé­pri­sé l’é­cole et les écoles, les ra­pins, leurs tra­di­tions, leurs farces et leurs bals in­uti­le­ment nu­distes. En­semble nous nous sommes sé­rieu­se­ment amu­sés ». Les ar­tistes na­bis cherchent des voies plus spi­ri­tuelles au contact de phi­lo­so­phies et de doc­trines nou­velles tein­tées d’O­rient, d’or­phisme, d’é­so­té­risme, et de théo­so­phie. Ils s’ap­pliquent à re­trou­ver le ca­rac­tère « sa­cré » de la pein­ture et à pro­vo­quer un nou­vel élan spi­ri­tuel par le seul moyen de l’art.
Fran­cis Rousseau