J. Miró. L’é­té, une « image sau­vage » (1938)

Pio­tr Ilitch Tchaï­kovs­ky (1840-1893), Les Sai­sons (op. 37a), Juin, Bar­ca­rolle 1
Va­dim Chai­mo­vich, piano

Joan Miró (1893-1983)
L’é­té (1938), li­tho­gra­phie

Dans les ta­bleaux du ca­ta­lan Joan Miró réa­li­sés pen­dant la guerre ci­vile es­pa­gnole, la dou­leur et l’a­gres­si­vi­té se lit lit­té­ra­le­ment sur le vi­sage de ses per­son­nages. Cette gra­vure ori­gi­nale « L’é­té », réa­li­sée en mars 1938, n’a pas non plus pour conte­nu une scène idyl­lique et es­ti­vale, hor­mis peut-être les cou­leurs uti­li­sées par Miró. La peur, le déses­poir et la co­lère ca­rac­té­risent cette « image sau­vage » - c’est ain­si que Miró lui-même ap­pe­lait les œuvres qu’il pei­gnait à cette époque. 

Il n’est pas le seul à mau­dire cette guerre dans sa pein­ture, son col­lègue Pi­cas­so a éga­le­ment peint le déses­poir avec « Guernica ». 

1 Bar­ca­rolle

Nous re­joi­gnons la côte
Où les ondes câ­li­ne­ront nos pieds.
Les étoiles, par une tris­tesse se­crète,
Brillent sur nous.
Alexeï Ni­ko­laïe­vitch Plecht­cheïev (1825-1893)