L’at­ten­tion que nous de­vons aux autres

At­ten­tion,
chien mé­chant !
Tra­vaux !
Chute de pierres !
Route glis­sante !
Par­tout, des ap­pels à l’attention.

Mais où sont les ap­pels à l’at­ten­tion
que nous de­vons aux autres.
Les ap­pels à la dé­li­ca­tesse,
au res­pect et au partage ? 

Com­ment pour­rais-je en­tendre ces ap­pels,
quand je suis en­fer­mé dans mes rêves.

Et tes ap­pels, Sei­gneur, les tiens,
les pe­tits signes que tu m’a­dresses
à tra­vers les gens proches ou loin­tains,
les grands signes que tu m’a­dresses,
à tra­vers l’exemple des saints,
à tra­vers les mes­sages de ton Évan­gile,
à tra­vers les in­vi­ta­tions à la prière.
Tous ces ap­pels ren­contrent sou­vent
mon in­dif­fé­rence.

Ap­prends-moi, je t’en prie,
à être at­ten­tif aux at­tentes,
aux souf­frances et aux espérances.

Ap­prends-moi aus­si
à dé­ce­ler ce qui est par­fois bien
der­rière ce qui est mal,
ce qui se cherche
der­rière ce qui est ac­quis,
ce qui est neuf
der­rière ce qui est vieux,
ce qui bour­geonne
ce qui se fane,
ce qui vit
der­rière ce qui est mort.

Montre-moi, Sei­gneur
l’en­fant sous le vieillard,
le so­leil sous les nuages,
et les soifs ca­chées.
La soif de pu­re­té et de vé­ri­té,
d’a­mour et de vie intense.