▷ Gré­go­rien. Ci­ba­vit eos ex adipe frumenti

© Scho­la Bel­lar­mi­na, Bruxelles

Ci­ba­vit eos
Ab­baye d’Ein­sie­deln (~960)
> Co­dex 121 (1151)

In­troi­tus

Ps 80
17 Il les a nour­ris de la fleur du fro­ment, al­le­luia !
Il les a ras­sa­siés avec le miel du ro­cher ! Al­le­luia !
Ps 8
2 Criez de joie pour Dieu, notre force,
ac­cla­mez le Dieu de Jacob.

Gra­duale

Ps 144
15 Les yeux sur toi, Sei­gneur, tous, ils es­pèrent :
tu leur donnes la nour­ri­ture au temps vou­lu ;
16 tu ouvres ta main :
tu ras­sa­sies avec bon­té tout ce qui vit.

Ver­sus alleluiaticus

Jn 6
55 Ma chair est la vraie nour­ri­ture,
et mon sang est la vraie bois­son.
56 Ce­lui qui mange ma chair
et boit mon sang
de­meure en moi, et moi, je de­meure en lui.

Se­quen­tia

Lauda Sion verses 1-2 JPEG

Loue, Sion, ton Sau­veur,
loue ton chef et ton pas­teur
par des hymnes et des cantiques.

Au­tant que tu le peux, tu dois oser,
car il dé­passe tes louanges
et tu ne pour­ras ja­mais trop le louer.

Lauda Sion verses 3-4 JPEG

Le su­jet par­ti­cu­lier de notre louange,
le Pain vi­vant et vi­vi­fiant,
c’est ce­la qui nous est pro­po­sé aujourd’hui.

Au re­pas sa­cré de la Cène,
au groupe des douze frères,
il a été clai­re­ment donné.

Lauda Sion verses 5-6 JPEG

Que notre louange soit pleine et so­nore ;
qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle
la ju­bi­la­tion de nos cœurs.

C’est en ef­fet la jour­née so­len­nelle
où nous fê­tons de ce ban­quet di­vin
la pre­mière institution.

Lauda Sion verses 7-8 JPEG

A cette table du nou­veau Roi,
la nou­velle Pâque de la nou­velle loi
met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre an­cien cède la place au nou­veau,
la vé­ri­té chasse l’ombre,
la lu­mière dis­sipe la nuit.

Lauda Sion verses 9-10 JPEG

Ce que le Christ a fait à la Cène,
il a or­don­né de le re­faire
en mé­moire de Lui.

Ins­truits par ces com­man­de­ments sa­crés,
nous consa­crons le pain et le vin
en vic­time de salut.

Lauda Sion verses 11-12 JPEG

C’est un dogme pour les chré­tiens
que le pain se change en son Corps
et le vin en son Sang.

Ce que tu ne com­prends pas et ne vois pas,
la foi vive l’affirme,
hors de l’ordre na­tu­rel des choses.

Lauda Sion verses 13-14 JPEG

Sous des es­pèces dif­fé­rentes,
signes seule­ment et non réa­li­tés,
se cachent des choses sublimes.

Sa Chair est nour­ri­ture, son Sang breu­vage,
pour­tant le Christ tout en­tier de­meure
sous l’une ou l’autre espèce.

Lauda Sion verses 15-16 JPEG

Par ce­lui qui le re­çoit,
il n’est ni cou­pé ni bri­sé, ni di­vi­sé :
il est re­çu tout entier.

Qu’un seul le re­çoive ou mille,
ce­lui-là re­çoit au­tant que ceux-ci
et l’on s’en nour­rit sans le détruire.

Lauda Sion verses 17-18 JPEG

Les bons le re­çoivent, les mé­chants aus­si,
mais pour un sort bien in­égal :
pour la vie ou pour la mort.

Mort pour les mé­chants, vie pour les bons,
vois comme d’une même com­mu­nion
l’effet peut être différent.

Lauda Sion verses 19-20 JPEG

Quand le Sa­cre­ment est rom­pu
ne te laisses pas ébran­ler,
mais sou­viens-toi qu’il y a au­tant
sous chaque frag­ment que dans le tout.

La réa­li­té n’est pas di­vi­sée,
le signe seule­ment est frac­tion­né ;
mais ni l’état ni la taille
de ce qui est si­gni­fié n’est diminué.

Lauda Sion verses 21-22 JPEG

Voi­ci le pain des anges
de­ve­nu l’aliment de ceux qui sont en che­min,
vrai Pain des en­fants
à ne pas je­ter aux chiens.

D’avance il est an­non­cé en fi­gures,
lorsqu’Isaac est im­mo­lé,
l’Agneau pas­cal, sa­cri­fié
la manne, don­née à nos pères.

Lauda Sion verses 23-24 JPEG

Ô bon Pas­teur, notre vrai Pain,
Jé­sus, aie pi­tié de nous,
nour­ris-nous, pro­tège-nous,
fais-nous voir le bon­heur
dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nour­ris,
fais que, là-haut, in­vi­tés à ta table,
nous soyons les co­hé­ri­tiers et les com­pa­gnons
des saints de la ci­té cé­leste. Amen. Al­lé­luia !
Tho­mas d’Aquin

Of­fer­to­rium

Lv 21
6 Les prêtres du Sei­gneur
pré­sen­te­ront l’en­cens et les pains au Sei­gneur.
Ils se­ront saints pour leur Dieu
et ne pro­fa­ne­ront pas son nom, alleluia !

Com­mu­nio

1Co 11
26 Chaque fois que vous man­gez ce pain
et que vous bu­vez cette coupe,
vous pro­cla­mez la mort du Sei­gneur,
jusqu’à ce qu’il vienne.
27 Et ce­lui qui au­ra man­gé le pain
ou bu la coupe du Sei­gneur d’une ma­nière in­digne
de­vra ré­pondre du corps et du sang du Sei­gneur.
Al­le­luia !