Giovanni Gabrieli ( ~1554-1612), Canzon a 7
Ricercare-Ensemble Zurich, dir. Michel Piguet

Giuseppe Arcimboldo (1527-1593)
Les Quatre Saisons (1573)
Musée du Louvre, Paris 🔍
Constitués de profils, L’Hiver regarde ainsi Le Printemps et L’Automne, L’Été.
Peinte pour l’Empereur Maximilien II de Habsbourg, la série des Saisons a fait la renommée d’Arcimboldo. Ses portraits caractéristiques composés de fruits, légumes et végétaux sont désormais incontournables.
La structure allégorique du tableau a été longuement étudiée, certains détails ressortent de l’analyse : on note une prépondérance de l’iris d’Allemagne sur la poitrine de la femme, tandis que la boucle d’oreille est formée par une ancolie ; avec le lys qui se détache sur la tête tel une plume, ce sont des fleurs qui ont une valeur symbolique très évidente, surtout dans une iconographie éloignée de celle italienne.
Ces têtes composées suscitaient d’abord étonnement et émerveillement. Les contemporains qualifiaient ces images de « bizarreries », de « caprices » ou de « curiosités ». Elles invitaient à un jeu d’interprétations très variées sur le fonctionnement cyclique de la nature, sur la relation du microcosme au macrocosme ou sur le pouvoir politique et l’organisation de la société. Au début du XXe siècle, l’œuvre d’Arcimboldo a été reléguée à la catégorie de la « moquerie macabre » des dessins caricaturaux de Léonard de Vinci, qu’Arcimboldo a peut-être vu à Milan.
Cette série de 1573 (Le Louvre) est la seule à avoir une bordure de guirlandes de fleurs et de feuilles. Celles-ci ont été peintes par une main différente. Sinon, les images diffèrent par un certain nombre de petits éléments de celles de la première série (1563). Avec un coup de pinceau plus doux, les tons sont plus clairs, l’éclairage apparaît plus diffus et uniforme. Elle se distingue aussi du modèle original de 1563 par la nature du support, le bois étant remplacé par la toile peut-être choisie pour la commodité du transport vers le destinataire.

Giuseppe Arcimboldo (1527-1593)
Les Quatre Saisons, Le Printemps (1573)
Musée du Louvre, Paris 🔍
Le Printemps est représenté par l’image d’une femme composée d’une grande variété de plantes, 79 espèces différentes identifiées, la tête tournée vers la gauche. La silhouette entière est composée de fleurs, la peau du visage et des lèvres sont des pétales et des bourgeons de rose, les cheveux sont un bouquet coloré et luxuriant, les yeux sont des baies de belladone, les dents de muguet, l’oreille de pivoine. Un collier de marguerites orne le cou, tandis que le corps est recouvert de feuilles de diverses plantes selon les goûts de la cour des Habsbourg.
Arcimboldo ne fait pas attention aux proportions dans sa composition, et les espèces ne fleurissent pas toutes en même temps.
