Jean Hey. Nativité

L’univers entier vient adorer l’Enfant Dieu : les deux bergers, et les puissants, en la personne du cardinal Rolin, le commanditaire du tableau. Ou encore les anges, mais aussi le bœuf, l’âne, et même le petit chien replet du prélat !

▷ Ferdinand Hodler. Lac de Thoune

« C’est par notre œil et notre intelligence que pénètrent en nous les splendeurs dont nous sommes entourés. Plus ou moins profondément, suivant les facultés de perception de chacun, suivant son degré d’impressionnabilité. » Ferdinand Hodler

Georges de La Tour. Nouveau-Né

« Tout ce que la physiologie peut dire sur les commencements de l’homme est là ! Rien ne peut exprimer ce profond sommeil absorbant, comme celui dont il dormait, le pauvret, huit jours auparavant dans le ventre de sa mère. » Hippolyte Taine

Joan Miró. L’épi de blé

Toile marquée par l’ascétisme et la rigueur dans l’organisation des figures. La peinture est étendue en couches minces et sa dilution importante la rend mate. Le vert domine le tableau. Des obliques contrariées marquent les bords et le coin d’une table.

Pablo Picasso. Guernica

Picasso, à travers ce tableau, symbolise l’horreur des conflits humains. Il représente cette horreur grâce à l’emploi de formes très crues montrant la cruauté humaine. Le bombardement de Guernica fit 2000 victimes essentiellement des femmes et des enfants.

Pablo Picasso. Le Rêve

Quelle quiétude dans ce portrait d’une « femme qui rêve ». Peut-être s’est-elle endormie à son insu, dans un moment de calme, d’abandon, invitant à une sieste sans complexe. Le relâchement de sa pause alanguie, et son sourire tellement serein, suggèrent un véritable instant de bonheur.

Ravenne. Jésus et la samaritaine

Jn 4, 6-7 et 9
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? »

▷ Rembrandt. Autoportrait au chevalet

« Je contemple ce visage. Et soudain, le regardant me regarder, je me pose une question saugrenue : qu’est-ce qui me fait dire que ce visage est celui du peintre lui-même ? D’où ai-je appris que le personnage ici représenté est le même que celui qui l’a peint ? » Paul Ricoeur

Rembrandt. Les pèlerins d’Emmaüs

Lc 24, 13-15
Et voici que, ce même jour, deux d’entre eux se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem. Ils parlaient entre eux de tous ces événements. Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux.

Rembrandt. Présentation du Seigneur

L’œuvre est peinte dans un style réaliste pour les personnages (traits et mimiques), c’est-à-dire avec un coefficient élevé de ressemblance avec la réalité. Toutefois, les vêtements et les accessoires sont légèrement flous au niveau graphique.

Auguste Rodin. Saint Jean-Baptiste

L’idée du Saint Jean-Baptiste est née dans l’esprit de Rodin lors de sa rencontre avec un paysan italien, venu poser en tant que modèle à l’atelier : « En le voyant, je fus saisi d’admiration. Je pensai immédiatement à un saint Jean Baptiste. »

Hommage à Georges Rouault

« Je suis l’ami silencieux de ceux qui peinent dans le sillon creux, je suis le lierre de la misère éter­nelle qui s’attache sur le mur lépreux derrière le­ quel l’humanité rebelle cache ses vices et ses ver­tus. » Georges Rouault

Pieter Paul Rubens. Abraham et Melchisédech

Le sujet est issu de l’Ancien Testament. Descendant de Sem, fils aîné de Noé, Abraham (« ami de Dieu ») appartient à une riche famille de nomades originaires de la ville d’Ur. Sur l’ordre de Dieu, il quitte sa patrie avec sa femme Sarah et son neveu Loth pour gagner la Palestine.

Sixtine. Cosimo Rosselli. La Cène

Mc 15, 17-19
Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? »

Jacopo Torriti. Le couronnement de la Vierge

Le principe de la Conception Immaculée de la Vierge dans le sein de sa mère, sainte Anne, ne se trouve dans aucun Évangile. Il se répand peu à peu. Certains Pères de l’Église, tels saint Ambroise ou saint Augustin, y adhèrent. Saint Thomas d’Aquin ou Bernard de Clairvaux s’y opposent.

Anne-Marie Trechslin. Biographie

Cette artiste au goût délicat est devenue célèbre grâce à ses aquarelles de fleurs et d’oiseaux. Un penchant particulier pour les roses d’antan l’a portée à peindre ces joyaux avec un art suprême. La présentation harmonieuse transforme en œuvre d’art le chef-d’œuvre de la nature.

Anne-Marie Trechslin. L’Ascension du Seigneur

Ac 1, 9-11
A ces mots, sous leurs regards, Jésus s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés; ils leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? »

Anne-Marie Trechslin. Pentecôte

Ac 2, 1-3
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu.

Anne-Marie Trechslin. Saint Étienne

Ac 7, 59-60
Et tandis qu’on le lapidait, Étienne faisait cette invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis il fléchit les genoux et dit, dans un grand cri : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché. » Et en disant cela, il s’endormit.

▷ Jan van Eyck. Les époux Arnolfini

Jan van Eyck a voulu fixer, en témoin de l’événement, l’union du négociant italien Giovanni Arnolfini, un banquier prospère originaire de Florence, qui s’était installé à Bruges et de sa femme, Giovanna Cenami, fille d’un autre riche marchand italien installé à Paris.

Vincent van Gogh. Le faucheur

« J’y vis alors dans ce faucheur – vague figure qui lutte comme un diable en pleine chaleur pour venir à bout de sa besogne – j’y vis alors l’image de la mort, dans ce sens que l’humanité serait le blé qu’on fauche. » Vincent van Gogh

Vincent van Gogh. Le Bon Samaritain

Le samaritain de van Gogh est impressionnant : il le montre venant au secours de l’homme attaqué par les brigands qui lui ont volé ses biens et se sont enfuis. Le samaritain met toutes ses forces pour le hisser sur son propre cheval et lui prodiguer des soins.

Vincent van Gogh. Troncs et racines

« Les Racines représentent quelques racines d’arbres dans un sol sablonneux. L’idée de s’enraciner convulsivement, passionnément dans la terre et de se trouver néanmoins arraché en partie par les tempêtes. J’ai voulu exprimer un reflet de la lutte pour la vie. » Vincent van Gogh

Le jaune, la couleur de van Gogh

La couleur de van Gogh est le jaune : celui de la clarté suprême de l’amour
Cette formulation, « clarté suprême de l’amour », se trouve dans une lettre de van Gogh à Émile Bernard. C’est le jaune de la Joie de vivre.

Johannes Vermeer. La Femme à la balance

Pur morceau de peinture, un miroir, vu de profil, est accroché près de la fenêtre. Comme l’a remarqué l’historien de l’art Daniel Arasse, ici ce miroir « ne reflète rien, ni pour la femme (qui ne s’y regarde pas), ni pour le spectateur qui regarde le tableau ».

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