Athanase d’Alexandrie. L’unité dans la Trinité

Il nous faut vénérer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’unité, sans confondre les personnes ni séparer la substance. Car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit-Saint. Et pourtant le Père, le Fils et l’Esprit-Saint sont un dans la divinité, égaux dans la gloire, coéternels dans la majesté.

Athanase d’Alexandrie. Le Verbe dans sa création

La nature des êtres créés, venant du néant, est passagère, faible, mortelle. Mais le Dieu de l’univers est par nature bon et excellent; c’est pourquoi il aime les hommes. Un être bon ne saurait porter envie à quiconque. Aussi ne jalouse-t-il personne, mais il veut que tous existent, de façon à pouvoir leur montrer son amour.

Saint Augustin. Le dessein de Dieu

Dieu a fixé un temps pour ses promesses, et un temps pour accomplir ce qu’il a promis. Le temps des promesses était le temps des prophètes, jusqu’à Jean Baptiste; mais à partir de celui-ci et jusqu’à la fin, c’est le temps d’accomplir ce qui a été promis.

Saint Augustin. Donne-nous le repos

Seigneur Dieu, donne-nous la paix, puisque tu nous as tout donné : la paix du repos, la paix du sabbat, la paix qui n’a point de soir, Car tout cet ordre très beau des choses que tu as créées et qui sont très bonnes, épuisera ses modalités et passera. Oui, en elles, un matin a été fait et un soir.

Saint Augustin. Riche et pauvre

Tous ces biens créés que tu recherches, c’est Dieu qui les a faits. Reçois plutôt celui qui les a faits. Songe à l’amour dont il t’a chéri. Tout a été fait par lui, et lui-même est dans ce tout. Celui qui a tout fait, s’est fait parmi ce tout. Celui qui a fait l’homme s’est fait homme; il s’est fait ce qu’il a fait, pour que ne périsse pas ce qu’il a fait. Celui qui a tout fait s’est fait parmi ce tout.

Louis Bouyer. Le métier de théologien

La théologie doit toujours tendre vers Dieu, nous faire avancer vers la rencontre avec Lui, vers l’assimilation à Lui. Dans la mesure même où, au contraire, elle essaie d’accaparer, si je puis dire, ou de détourner de son sens tel ou tel élément de la Révélation pour le faire entrer dans une synthèse seulement humaine.

Saint Bruno. Voir la face de Dieu

J’habite un désert situé en Calabre et, de tous côtés, assez éloigné des habitations des hommes. J’y suis avec mes frères religieux. Ils montent une garde sainte et persévérante, dans l’attente du retour de leur Maître, pour lui ouvrir dès qu’il frappera.

Jean Cassien. Être parfait ?

Tous les anciens Pères ont pensé qu’on ne peut se purifier des vices grossiers de nos sens, si on n’est pas bien convaincu que tous nos efforts pour atteindre la perfection seront inutiles sans la miséricorde et le secours de Dieu. Et il faut en être bien persuadé, non par le témoignage des autres, mais par sa propre expérience.

St Césaire d’Arles. La charité

Si tu as la charité, tu as Dieu; et si tu as Dieu, que ne possèdes-tu pas ? Le riche, s’il n’a pas la charité, que possède-t-il ? Le pauvre, s’il a la charité, que ne possède-t-il pas ? On croit peut-être qu’il est riche, celui dont le coffre est plein d’or, et qu’il n’est pas riche, celui dont la conscience est pleine de Dieu. Non, celui-là seul se voit vraiment riche en qui Dieu daigne habiter.

André Chouraqui. Heureux … En marche …

Les béatitudes sont supposées acquises d’entrée de jeu, alors qu’elles ne le seront en plénitude que dans le royaume d’Adonai. Or Yeshoua n’a pas dit makarioï (μακάριοι), mais ashreï (אַשְׁרֵי) qui est une exclamation au pluriel construit, d’une racine ashar (אשר) qui implique, non pas l’idée d’un vague bonheur hédoniste, mais celle d’une rectitude, iashar (ישר), celle d’un homme qui va droit vers YHWH.

Saint Jean Chrysostome. Honorer le Corps du Christ

Veux-tu honorer le Corps du Christ ? Ne commence pas par le mépriser quand il est nu. Ne l’honore pas ici avec des étoffes de soie, pour le négliger dehors où il souffre du froid et de la nudité. Car celui qui a dit « Ceci est mon corps » est le même qui a dit : « Vous m’avez vu affamé et vous ne m’avez pas nourri. » Quelle utilité à ce que la table du Christ soit chargée de coupes d’or, quand il meurt de faim ?

Saint Jean Chrysostome. « J’ai vu le Seigneur » (Isaïe)

Écoute ce que dit Isaïe : « L’année où mourut le roi Ozias, il arriva que je vis le Seigneur assis sur un trône qui s’élevait très haut; les Séraphins se tenaient en cercle autour de lui. Ils avaient chacun six ailes; avec deux de ces ailes ils se cachaient le visage et avec deux autres les pieds. »
Dis-moi, pour quelle raison les Séraphins se cachent-ils le visage avec leurs ailes ?

Saint Jean Chrysostome. Vouloir l’unité

« Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Quand saurons-nous aimer l’autre pour lui-même, pour Dieu lui-même comme Dieu l’aime ?
C’est le propre d’un grand et brûlant amour que de réunir ceux qui s’aiment. Mais y a-t-il des gens assez malheureux pour ne pas désirer avoir le Christ au milieu d’eux ?

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