Heu­reux ceux qui vont à la rencontre

Heu­reux ceux qui vont à la ren­contre
de ceux dont l’Église est loin :
non-croyants, croyants d’autres tra­di­tions re­li­gieuses,
pauvres et étran­gers,
hommes et femmes d’autres cultures.

Heu­reux ceux qui ac­ceptent d’ai­mer
même ceux qui re­fusent de les aimer.

Heu­reux ceux qui ac­ceptent d’ex­po­ser leurs idées
tout en ac­cep­tant que les autres n’y adhèrent pas.

Heu­reux ceux qui sus­citent dans l’Église et la so­cié­té
des lieux et temps où cha­cun
puisse être re­con­nu et prendre la parole.

Heu­reux ceux qui, sans craindre les épreuves,
s’en­ra­cinent dans la du­rée et la pa­tience,
sans ja­mais se las­ser de faire des pe­tits pas
pour ren­con­trer en­fin les autres.

Heu­reux ceux qui ont un sou­ci de co­hé­rence
entre leur propre vie et le com­bat qu’ils mènent.

Heu­reux ceux qui s’en re­mettent à Dieu
chaque jour dans la prière.

Heu­reux ceux qui es­pèrent tou­jours :
ils trou­ve­ront la route qui conduit
au cœur des autres et de Dieu.

Jean-Charles Tho­mas, évêque émé­rite de Versailles