Bien­heu­reux ceux qui savent où est leur vrai trésor

Bien­heu­reux ceux qui s’ap­pau­vrissent
pour in­ves­tir et créer des em­plois,
car ils ac­cu­mulent des ri­chesses dans le Royaume éternel.

Bien­heu­reux ceux qui re­noncent à cu­mu­ler des em­plois
qui ne leur sont pas né­ces­saires pour vivre di­gne­ment,
car ils ont une place as­su­rée dans le Royaume.

Bien­heu­reux les fonc­tion­naires pu­blics qui tra­vaillent
comme s’ils s’oc­cu­paient de leurs propres af­faires,
qui fa­ci­litent les dé­marches et
étu­dient sé­rieu­se­ment les pro­blèmes,
leur tra­vail se­ra consi­dé­ré comme sacré.

Bien­heu­reux les ou­vriers et les em­ployés
qui pré­fèrent la créa­tion de postes de tra­vail pour tous,
plu­tôt que d’ac­cu­mu­ler des heures sup­plé­men­taires
et des primes pour eux-mêmes,
parce qu’ils savent où est leur vrai trésor.

Bien­heu­reux les hommes po­li­tiques et syn­di­caux
qui s’at­tachent à trou­ver des so­lu­tions réa­listes au chô­mage
par-des­sus les stra­té­gies et les in­té­rêts par­ti­sans
parce qu’ils ac­cé­lèrent la ve­nue du Royaume.

Bien­heu­reux se­rons-nous tous,
quand nous ces­se­rons de dire :
»Si je ne tire pas pro­fit de la si­tua­tion, un autre le fe­ra…»
quand nous ces­se­rons de pen­ser :
»Quel mal y a-t-il à frau­der ? Tout le monde le fait…»
quand nous re­non­ce­rons à pen­ser :
»Si la loi n’est pas vio­lée, tout est per­mis…»
parce qu’a­lors la vie en so­cié­té
se­ra une an­ti­ci­pa­tion du bon­heur du Royaume.

Ra­fael To­ri­ja de la Fuente, évêque émé­rite de Ciu­dad Real, Espagne