Pierre Bou­gie. Fête de la croix glorieuse

Église du Saint-Sé­pulcre, Jé­ru­sa­lem

14 sep­tembre

Pierre Bou­gie, bibliste

La fête de la croix glo­rieuse nous in­cite à ré­flé­chir sur toutes les di­men­sions de la ré­demp­tion que Jé­sus a réa­li­sée dans sa vic­toire sur le mal. Les poètes chré­tiens nous l’ont fait sen­tir en as­so­ciant la croix à d’autres pages de la ré­vé­la­tion bi­blique. La croix, c’est l’arbre de vie dont parle le livre des Psaumes en son tout dé­but. Jé­sus sur la croix, il est comme un arbre plan­té près des ruis­seaux : « Il donne du fruit en sa sai­son et son feuillage ne se flé­trit pas. » (Ps 1, 3). La contem­pla­tion de la croix gué­rit des ma­la­dies de l’âme. Elle ins­truit dans les voies de l’­hu­mi­li­té, de la sou­mis­sion et de la pa­tience. Elle gué­rit de la ma­la­die de l’or­gueil, de l’es­prit re­belle et de la pré­ci­pi­ta­tion va­ni­teuse. Le pro­phète Ézé­chiel avait par­lé dans sa grande vi­sion de la source du temple des arbres pro­di­gieux qui poussent lorsque les terres sèches sont ir­ri­guées par les eaux de Dieu. « Au bord du tor­rent, sur les deux rives, pous­se­ront toutes es­pèces d’arbres frui­tiers : leur feuillage ne se flé­tri­ra pas et leurs fruits ne s’é­pui­se­ront pas : ils don­ne­ront chaque mois une nou­velle ré­colte, parce que l’eau du tor­rent sort du sanc­tuaire. Leurs fruits ser­vi­ront de nour­ri­ture et leur feuillage de re­mède. » (Ez 47, 12)

On peut pen­ser à ces croix qui se pré­sentent de­vant nos yeux : celles qui se trouvent au som­met des clo­chers d’é­glises, celles que l’on s’ac­croche au cou, celles qui se trouvent au bord de nos routes de cam­pagnes. Cha­cune nous rap­pelle l’a­mour de Dieu.