Mi­chael J. San­del. La ty­ran­nie du mérite

Qu’a­vons-nous fait du bien com­mun ?
> Al­bin Michel

Nous vi­vons une époque dan­ge­reuse pour la dé­mo­cra­tie, une époque qui creuse les écarts entre ga­gnants et per­dants. En cause, l’idéal de la mé­ri­to­cra­tie qui, gé­né­ra­le­ment as­so­cié au fonc­tion­ne­ment ré­gu­lier des ins­ti­tu­tions dé­mo­cra­tiques, à l’autonomie et à la li­ber­té des ci­toyens, et à une cer­taine forme de jus­tice so­ciale, ap­pa­raît fon­da­men­ta­le­ment vi­cié et in fine in­éga­li­taire, condui­sant les so­cié­tés oc­ci­den­tales à une vé­ri­table « ty­ran­nie du mérite ».

Mi­chael J. San­del est pro­fes­seur de phi­lo­so­phie po­li­tique à l’Université de Har­vard et anime sur la BBC une sé­rie de dé­bats très sui­vis, The Glo­bal Phi­lo­so­pher, qui abordent, avec des par­ti­ci­pants is­sus de plus de qua­rante pays dif­fé­rents, des ques­tions éthiques sou­le­vées par l’actualité. Membre de la pres­ti­gieuse Ame­ri­can Aca­de­my of Arts and Sciences, il compte par­mi les per­son­na­li­tés amé­ri­caines les plus in­fluentes et les plus populaires.