Guillaume Perrier, « Dans la tête de Recep Tayyip Erdogan »

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« Depuis le début de sa carrière, l’un des principaux traits de ca­ractère de monsieur Recep Tayyip Erdoğan, c’est qu’il a la langue proche du cœur. Il dit ce qu’il pense aussitôt qu’il le pense », ana­lyse l’un de ses plus vieux compagnons de route. On pourrait donc le lire à livre ouvert ? « Il n’est pas très cultivé, ajoute un journaliste, il n’a jamais lu Sun Tzu ou Machiavel. Mais malgré cela, c’est l’un des leaders les plus forts du monde. »

Comment cet homme politique, proche du Turc de la rue, au pouvoir depuis 2003, porté par la réussite économique in­solente de son pays, est-il parvenu à vampiriser la vie politique sans jamais craindre d’institutionnaliser l’opportunisme comme méthode de gouvernance ?