▷ Ignace de Loyola, les jésuites, les collèges

L’une des premières versions du christogramme 1
Église du Gesú, Rome

31 juillet

> Ignace de Loyola
Philippe Lécrivain
> Les jésuites
Jean-François Bergier, Philippe Lécrivain
> Des collèges à travers le monde
Philippe Lécrivain
© RTS

Les critiques et la nouvelle théologie des réformateurs ont obligés l’Église catholique à entreprendre un large mouvement de rénovation. Le Concile de Trente, qui s’ouvre en 1545 et durera jusqu’en 1563, marquera la fin de l’Église catholique du Moyen-Age. La question de la formation du clergé et la réforme de ses mœurs deviendront des priorités. Les positions théologiques catholiques seront définies avec clarté. Et la « Reconquista » catholique s’appuiera sur de nouveaux ordres religieux, en particulier les jésuites.


Biographies
Philippe Lécrivain (*1921)
Il enseigne l’histoire de l’Église au Centre Sèvres, la faculté jésuite de Paris. Il a particulièrement travaillé sur l’histoire de son ordre, en particulier sur son activité missionnaire, Pour la plus grande gloire de Dieu, les missions jésuites, La fascination de l’Extrême Orient ou Cultures et missions jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles, à la croisée de l’histoire et de la théologie. Il a aussi étudié le christianisme social dans plusieurs ouvrages, parmi lesquels Le mouvement social catholique en France, l’un de ses tout premiers livres.

Jean-François Bergier (1931-2009)
Après une licence en lettres obtenue à l’Université de Lausanne en 1954, il suit l’École nationale des chartes où il obtient le diplôme d’archiviste paléographe en 1957 grâce à une thèse intitulée Recherches sur les foires et le commerce international à Genève, principalement de 1480 à 1540.
Il est professeur d’histoire économique et d’économie sociale à l’université de Genève de 1963 à 1969, puis à l’École polytechnique fédérale de Zurich. Il est élu membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques et professeur associé en histoire économique du Moyen Âge à la Sorbonne de 1976 à 1978, avant de présider l’Association internationale d’histoire économique de 1982 à 1986. En plus de nombreux ouvrages sur l’histoire économique du Moyen Âge, il publie plusieurs études sur l’économie liée aux Alpes.
Il préside de 1996 à la Commission Bergier, formée d’un groupe d’experts indépendants chargés de faire la lumière sur les relations controversées entre la Suisse et le Troisième Reich.


1 Monogramme IHS surmonté d’une croix et coiffant un cœur transpercé par trois clous – symboles de la crucifixion – puis dans les versions ultérieures seulement par les trois clous considérés comme l’expression des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.

Le monogramme IHS qui représente le nom de Jésus est parfois interprété de plusieurs manières, et notamment en latin comme Iesus Hominum Salvator. Mais que signifie-t-il véritablement ? Et, en fin de compte, est-il si jésuite que cela ?

En réalité il s’agit d’une abréviation en trois parties du nom de Jésus, dans laquelle le I et le H sont les premières et le S la dernière lettre du nom écrit en grec IHΣOYΣ (IH-SOUS, Jésus). Le H est la lettre grecque ETA et se prononce E, ce qui est important pour identifier les lettres du monogramme. Souvent un petit trait horizontal surmonte les trois lettres indiquant qu’il s’agit bien d’une abréviation. Plus tard la lettre centrale deviendra même une croix.