Gérard Bre­gnard. Peintre et sculpteur

Bio­gra­phie
Ori­gi­naire de Bon­fol (JU), Gérard Bre­gnard, peintre et sculp­teur, est né le 8 décembre 1920 à Fon­te­nais, dans le can­ton du Jura. 

Son père, pas­sion­né par tout ce qui touche à la vie, à l’ordre uni­ver­sel, exerce sur lui une influence pro­fonde et durable. Sa mère contri­bue par son esprit timo­ré à sor­tir de la norme ce fils unique en limi­tant ses contacts avec l’extérieur.

• A par­tir de 1934, Gérard Bre­gnard gagne sa vie suc­ces­si­ve­ment en tant que com­mis de phar­ma­cie durant sept ans, puis comme aide-jar­di­nier, ouvrier dans une fabrique de chaus­sures, dans une fabrique d’huile, de vinaigre et de mou­tarde et enfin, dix-huit ans durant, à l’é­tam­page d’une fabrique de boîtes de montres. Il sera manœuvre durant 28 ans.
• En 1948, il décide d’être peintre pro­fes­sion­nel et se donne deux ans pour y par­ve­nir. Il lui en fau­dra qua­torze.
• A la fin de 1950, il devient sur­réa­liste, asser­vi encore par l’ob­jet jus­qu’en 1955.
• De 1956 à 1957, il tra­verse une période construc­tive, puis connaît un vide jus­qu’à la mort de son père en 1959.
• En 1962, après des essais divers, il inau­gure une période baroque d’es­prit sur­réa­liste et rem­porte, devant 86 par­ti­ci­pants, le pre­mier prix d’un concours natio­nal pour l’a­mé­na­ge­ment et la déco­ra­tion de la place située devant les bâti­ments admi­nis­tra­tifs Coop, à Wan­gen, près d’Ol­ten ; il s’a­donne dès lors libre­ment à la pein­ture et à la sculp­ture en fer sou­dé.
• En 1965, il illustre deux ouvrages parus à Mou­tier : Feu pour Feu, d’A­lexandre Voi­sard (lino­gra­vures), et Explo­ra­tions, de Weber-Per­ret (des­sins).
• En 1966, béné­fi­ciant d’une bourse de tra­vail libre du Gou­ver­ne­ment cana­dien, il séjourne six mois au Cana­da et aux États-Unis.
• En 1969, il obtient le pre­mier prix d’un concours de sculp­ture ouvert pour la déco­ra­tion de l’École pro­fes­sion­nelle de Delé­mont. Il exé­cute en outre une sculp­ture en fer pour l’École nor­male de Por­ren­truy, main­te­nant Ins­ti­tut péda­go­gique, com­man­dée par l’État de Berne.
• La Télé­vi­sion lui com­mande un groupe de quatre pein­tures pour son bâti­ment de Genève en 1974.
• En 1978, il réa­lise une pein­ture murale pour le Lycée can­to­nal de Por­ren­truy.
• En juillet 1980, il fait par­tie des sept membres fon­da­teurs de la sec­tion Jura de la Socié­té des peintres, sculp­teurs et archi­tectes suisses. Il démis­sionne début 1986.
• En 1988, il réa­lise un polyp­tyque pour la cha­pelle du Col­lège St-Charles à Por­ren­truy.
• Il est membre de l’Ins­ti­tut juras­sien des sciences, des lettres et des arts.
• Il meurt à Bres­sau­court en 2002.