Bourges. Le propriétaire insensé

Pierluigi da Palestrina, Jesu rex admirabilis, The Monteverdi Choir, John Eliot Gardiner, direction

Cathédrale Saint-Etienne, Bourges, Le propriétaire insensé, début du XIIIe s.

Luc 12, 13-21
En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : ‘Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’ Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’ Mais Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?’ Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

A gauche, le propriétaire insensé, voyant sa récolte donne l’ordre de construire un grenier pour stocker sa richesse nouvelle.

Au centre, la construction du grenier à blé. Il est bon de se souvenir que le vitrail a été offert par les maçons de Bourges.

A droite, Dieu dit au propriétaire : « cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? »

Jésus pose directement la question du rapport aux richesses et, de manière générale, à tous les biens de la création. Toute prévision n’est pas mauvaise dès lors qu’elle n’est pas avidité et égoïsme, mais gestion prudente en vue du bien commun.