Chartres. Ten­ta­tions de Jé­sus au désert

Gré­go­rien, At­tende Do­mine
Scho­la de la ca­thé­drale de Fri­bourg / CH 

Ten­ta­tions de Jé­sus au dé­sert
Vi­trail de Notre-Dame de la Belle Ver­rière, ni­veau in­fé­rieur de la vie pu­blique de Jé­sus, XIIe s.
Ca­thé­drale de Chartres

La puis­sance (Mt 4, 1-4)
1 Alors Jé­sus fut conduit au dé­sert par l’Esprit pour être ten­té par le diable. 2 Après avoir jeû­né qua­rante jours et qua­rante nuits, il eut faim. 3 Le ten­ta­teur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, or­donne que ces pierres de­viennent des pains. » 4 Mais Jé­sus ré­pon­dit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seule­ment de pain, mais de toute pa­role qui sort de la bouche de Dieu. »

Pre­mière ten­ta­tion, « Que ces pierres de­viennent des pains » (Mt 4, 3)

Le diable, cor­nu et au groin de co­chon, est re­pré­sen­té comme sou­vent avec une aile à la place de la queue, pour rap­pe­ler que c’est un ange dé­chu. Il dé­signe un cailloux jau­nâtre po­sé au sol.

Le règne (Mt 4, 5-7)
5 Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au som­met du Temple 6 et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il don­ne­ra pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te por­te­ront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » 7 Jé­sus lui dé­cla­ra : « Il est en­core écrit : Tu ne met­tras pas à l’épreuve le Sei­gneur ton Dieu. »

Deuxième ten­ta­tion, « Jette-toi en bas » (Mt 4, 5)

Le dé­cor est ici ré­duit au mi­ni­mum, Jé­sus étant pla­cé sur le som­met d’un toit, en­tou­ré d’un diable et d’un ange. Gra­phi­que­ment, le pan­neau re­pré­sente l’es­sence même de la ten­ta­tion : le choix qu’un homme doit faire, pla­cé entre le Bien et le Mal.

La gloire (Mt 4, 8-11)
8 Le diable l’emmène en­core sur une très haute mon­tagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. 9 Il lui dit : « Tout ce­la, je te le don­ne­rai, si, tom­bant à mes pieds, tu te pros­ternes de­vant moi. » 10 Alors, Jé­sus lui dit : « Ar­rière, Sa­tan ! car il est écrit : C’est le Sei­gneur ton Dieu que tu ado­re­ras, à lui seul tu ren­dras un culte. » 11 Alors le diable le quitte. Et voi­ci que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Troi­sième ten­ta­tion, « Tout ce­la, je te le don­ne­rai » (Mt 4, 9)

La « très haute mon­tagne » est re­pré­sen­tée par la pro­tu­bé­rance sé­pa­rant le Diable de Jé­sus. Le Diable dé­signe le Monde sur sa gauche, Jé­sus lui op­pose un geste d’ar­rêt de sa main droite.

R. At­tende Do­mine et mi­se­rere,
quia pec­ca­vi­mus tibi.

Ad te Rex summe, om­nium re­demp­tor,
ocu­los nos­tros su­ble­va­mus flentes :
exau­di, Christe, sup­pli­can­tum preces.

Dex­te­ra Pa­tris, la­pis an­gu­la­ris,
via sa­lu­tis, ia­nua cae­les­tis,
ablue nos­tri ma­cu­las de­lic­ti.
___

R. Re­garde, Sei­gneur et prends pi­tié de nous,
car nous avons pé­ché contre toi.

Roi sou­ve­rain et ré­demp­teur de nous tous,
nous éle­vons vers toi nos yeux bai­gnés de larmes :
ô Christ, exauce nos supplications.

Toi, la droite du Père, toi, la pierre an­gu­laire,
toi, la voie du sa­lut, toi, la porte du ciel,
lave-nous de nos fautes.