J. da Pontormo. Naissance de Jean-Baptiste

Gaston Litaize (1909-1991), Jeux de rythmes
Orgue Haerpfer-Erman, Château-Salins

Jacopo da Pontormo (1494-1557)
Naissance de Jean-Baptiste (~1526)
Galerie des Offices, Florence


Lc 1, 57-66. 80
57 Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. 58 Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. 59 Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. 60 Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » 61 On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » 62 On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. 63 Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. 64 À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. 65 La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. 66 Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. 80 L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.


Jacopo da Pontormo fut un artiste très influent à l’époque de la « manière moderne »  du XVIe siècle et un précurseur de l’art baroque du XVIIe siècle. Il se forma auprès de grands maîtres florentins de son époque.

La multiplicité d’expériences artistiques qui ont caractérisées sa jeunesse lui ont permis d’acquérir un style tout à fait personnel, qui fit de Pontormo un des créateurs de la « manière moderne », au cours de la première moitié du XVIe siècle. À Florence, il réalisa des œuvres pour la famille Médicis, en manifestant très tôt un talent rare.

Dans les églises florentines on rencontre plusieurs de ses œuvres de caractère religieux, entre autres, la célèbre  Déposition de la croix et l’ Annonciation de l’église Santa Felicita. Dans les dix dernières années de sa vie, il se consacra presque entièrement à la réalisation des fresques de la chapelle majeure de l’église Saint Laurent à Florence, mais de ces peintures il ne nous reste que quelques dessins préparatoires.

On connait sa vie grâce à la biographie détaillée de Giorgio Vasari (1511-1574), et grâce aussi à un journal écrit par Pontormo lui-même. D’après les pages de ce journal et de Giorgio Vasari il en ressort un artiste mélancolique, dont l’œuvre est la manifestation d’un génie passionné et d’un expérimentateur dans la composition insolite et le choix des couleurs.