Vincent van Gogh. Résur­rec­tion de Lazare

Fran­cis Pou­lenc (1899-1963), Tris­tis est ani­ma mea
Groupe Vocal de France, dir. John Alldis 

Vincent van Gogh (1853-1890)
Résur­rec­tion de Lazare (d’après Rem­brandt), Saint-Rémy (1890)
Musée van Gogh, Amsterdam 


Vincent est depuis tou­jours, pré­oc­cu­pé par la mort et la résur­rec­tion. Reco­piant l’œuvre de Rem­brandt, juste avant de quit­ter Saint Rémy, il s’est repré­sen­té (c’est en fait son der­nier auto­por­trait) sous les traits d’un Lazare res­sus­ci­té sem­blant faire des efforts pour se relever.

Il est entou­ré de deux femmes affo­lées, presque apeu­rées : « J’ai fait trois figures qui sont dans le fond de l’eau forte du Lazare : le mort et ses deux sœurs. La grotte et le cadavre sont vio­let jaune blanc. La femme qui ôte le mou­choir de la face du res­sus­ci­té a une robe verte et des che­veux oran­gers, l’autre a une che­ve­lure noire et un vête­ment rayé vert et rose. Der­rière une cam­pagne des col­lines bleues, un soleil levant jaune. » 1

Est-ce lui, le « cadavre » et le « ressuscité » ?

1 Jésus, le Verbe : « Soleil levant qui vient nous visi­ter. » (Lc 1, 78)


Tris­tis est ani­ma mea usque ad mor­tem,
Sus­ti­nete hic et vigi­late mecum.
Nunc vide­bi­tis tur­bam, quae cir­cum­da­bit me.
Vos fugam capie­tis,
Et ego vadam immo­la­ri pro vobis.

Ecce appro­pin­quat hora, et Filius Homi­nis
Tra­de­tur in manus peccatorum.

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Mon âme est triste jusqu’à la mort.
Demeu­rez ici et veillez avec moi.
Alors vous ver­rez la foule qui vien­dra me prendre,
vous pren­drez la fuite,
et je m’en irai me faire immo­ler pour vous.

Voi­ci, l’heure approche, et le Fils de l’Homme
sera remis entre les mains des pécheurs.