▷ Vladimir Jankélévitch. Le pardon


Agir, c’est d’abord résister
France Culture, Joëlle Hansel et Laure Barillas

Avoir raison avec Jankélévitch, c’est donner tort à Sartre, qui affirme « que jamais nous n’avons été aussi libre que sous l’occupation » : quand l’ennemi est à notre porte, mieux vaut laisser les livres ouverts sur le bureau et descendre dans la rue, même si ce n’est que pour tracter.

L’important, et le plus difficile, pour Jankélévitch, c’est d’agir, et agir, au XXe siècle, c’est d’abord résister, lui qui fut révoqué deux fois de ses fonctions d’enseignant pendant la Seconde guerre mondiale, en application des lois antisémites. Mais une fois la guerre finie, comment pardonner ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Réponse de celui qui, pour être philosophe n’en est pas moins homme.

« Il faut qu’il y ait demande explicite de l’offenseur envers l’offensé. »
Joëlle Hansel