Au désert

Seigneur, tu t’es retiré au désert
pour discerner les chemins
qui s’offraient à toi.
Et tu as choisi de vivre non comme le Verbe,
débarrassé des fragilités humaines,
mais comme un homme, au milieu des hommes.

Nous aussi, parfois,
nous nous retrouvons au désert.
Tout nous semble si dur, si aride :
autour de nous, et en nous.
Alors mes projets humains
me semblent dérisoires
et mes certitudes d’hier
me filent entre les doigts comme du sable.

Seigneur, quand tu es passé par le désert,
tu y as tracé des chemins combien risqués.
Ces chemins t’ont mené à la croix
mais ils nous ouvrent
à l’espérance, à la liberté, à l’amour.

Au cœur de nos déserts,
faits de nos fragilités et de nos doutes,
tu nous invites, Seigneur,
à marcher et à lutter avec les autres hommes,
à ouvrir des brèches
sur cette espérance que tu nous proposes.

Anonyme