A Messieurs les dictateurs


Chez nous [en France] il y aura bientôt soixante ans,
sur notre terre de limon coulait le sang.
Un dictateur élu par un peuple chômeur
rêvait de devenir un magicien tout-puissant.

Son peuple s’agenouillant devant lui comme devant un Dieu,
sa voix retentissait sur les places publiques.
En uniforme noir ou gris marchait au pas sa jeunesse.
Quelques anciens aussi attendaient un meilleur lendemain.

Et tout s’est mis en place.
Certains devinrent complices de ce mal.
D’autres ne faisaient que suivre béatement.
Quatre années la bête immonde en maître a régné.

Alors, moi, je vous en prie,
Messieurs les dictateurs,
arrêtez d’impliquer dans vos petits jeux
des enfants, des femmes et des hommes innocents.

Marcel Vivegnis