Les vertus cardinales


Vertus, du latin virtus : force, courage. Ferme disposition à faire le bien ou à éviter ce qui est mal. C’est à la fois une grande qualité morale et une force surnaturelle divine. L’Église distingue trois vertus théologales, ayant Dieu pour objet: la foi, l’espérance et la charité et quatre vertus cardinales fondamentales (du latin cardines : gonds): la prudence, la justice, la force et la tempérance, qui sont comme des «pivots» sur lesquels repose la vie morale.

PRUDENCE
Vertu cardinale qui allie force d’esprit et faculté de discernement. A la fois intellectuelle et morale, la prudence désigne une sagesse pratique qui dispose la raison à la connaissance de la vérité dans la conduite de la vie. La vertu de prudence ne se confond pas avec la timidité ou la peur.

JUTSICE
Du latin jus : droit
Vertu cardinale qui consiste à donner à Dieu et au prochain ce qui leur est dû. Dans l’Écriture, la notion de justice est indissociable de la sainteté. Dans toute la tradition de l’Église, l’invitation à la justice personnelle et sociable a été constante en raison de sa source évangélique.

FORCE
Vertu cardinale et l’un des sept dons du Saint Esprit qui permet d’agir sous l’emprise de la raison et de la prudence. Elle rend ferme et courageux dans l’adversité. Elle requiert que l’on surmonte la peur, la faiblesse humaine et dispose à aller jusqu’au sacrifice de notre vie. (1Co. 16, 13) La vertu de force doit être éclairée par la vertu de prudence. Comme toutes les vertus morales elle peut être naturelle ou surnaturelle.

TEMPÉRANCE
Du latin temperare : garder la mesure, l’équilibre.
C’est une des quatre vertus morales, dites vertus cardinales, qui nous permet de discipliner nos désirs et nos passions. Elle est l’inverse de l’excès.

ECF